Éléments à prendre en compte pour vos traductions en turc

Le turc est parlé par près de 70 millions de locuteurs natifs dans le monde. 58 millions d'entre eux (80 % de la population) vivent en Turquie et plus de deux millions (3 % de la population) vivent en Allemagne. Le turc est étroitement apparenté à l'azéri (environ 30 millions de locuteurs) et au turkmène (7 millions de locuteurs). Les locuteurs de ces trois langues se comprennent mutuellement sans aucune difficulté.

Le turc voit depuis peu son rayonnement s'accroître dans les anciennes républiques soviétiques du sud-est et en Asie centrale, où il est l'une des langues majeures aux côtés du russe et de l'anglais. Si l'on tient compte des personnes pratiquant le turc en seconde langue, on estime que 200 millions de personnes comprennent et parlent le turc en Europe et en Asie. Le turc rejoint ainsi les rangs des dix langues les plus parlées au monde.

Le turc comporte de nombreux mots étrangers ou empruntés à d'autres langues, en particulier l'arabe, et plus récemment le français. Le lexique d'origine turque a volontairement été limité au maximum par la politique linguistique élitiste pratiquée par l'Empire ottoman au profit du persan (art, culture et mode de vie) et de l'arabe (religion), le turc étant alors considéré comme une langue paysanne. En 1930, la moitié du lexique turc provenait encore de l'arabe. Des efforts ciblés du gouvernement turc ont permis de remplacer de nombreux termes étrangers par leur équivalent en turc ancien ou par des néologismes turcs. Cette politique a permis d'abaisser la proportion de mots arabes à environ 20 % du lexique turc. L'utilisation plus répandue de mots turcs a renforcé l'identification de nouveaux cercles de la population au turc et a permis d'affermir le sentiment d'identité nationale.